Juste après le décès
Dans la tradition juive, la vie et la mort sont entre les mains de D.ieu. Au moment du décès, on proclame l'unité de D.ieu et Sa souveraineté.
Ce qu'il faut faire
Au moment du décès
Lorsque l'on est présent au moment du décès, la tradition est de proclamer l'unité et la souveraineté du Maître du monde.
On récite :
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שְׁמַע יִשְׂרָאֵל ה׳ אֱלֹהֵינוּ ה׳ אֶחָד
Chéma Israël Ado-naï Elo-hénou Ado-naï E'had
« Écoute Israël : Hachem est notre Dieu, Hachem est Un. »
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בָּרוּךְ שֵׁם כְּבוֹד מַלְכוּתוֹ לְעוֹלָם וָעֶד
Baroukh Chem Kevod Malkhouto Le'olam Va'ed
« Béni soit le Nom de la gloire de Son royaume à jamais. »
Certains ajoutent également :
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ה׳ הוּא הָאֱלֹהִים
Ado-naï Hou HaElo-him
« Hachem, Lui, est Dieu. »
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ה׳ מֶלֶךְ ה׳ מָלַךְ ה׳ יִמְלֹךְ לְעוֹלָם וָעֶד
Ado-naï Melekh, Ado-naï Malakh, Ado-naï Yimlokh Le'olam Va'ed
« Hachem règne, Hachem a régné, Hachem régnera à jamais. »
Pour la halakha relative à la conduite à tenir au moment de la sortie de l'âme : Kitsour Ganzfried 194
Dire Baroukh Dayan HaEmet après le décès
Si l'on n'est pas tenu de porter le deuil, on dit Baroukh Dayan HaEmet lorsque l'on est présent au moment du décès ou lorsque l'on apprend plus tard la mauvaise nouvelle.
בָּרוּךְ דַּיַּן הָאֱמֶת
Baroukh Dayan HaEmet
« Béni soit le Juge de la vérité. »
Si l'on est tenu de porter le deuil, ou si l'on est particulièrement touché par le décès, on récite la bénédiction complète avec le Nom divin et la mention de la royauté :
בָּרוּךְ אַתָּה ה׳ אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם דַּיַּן הָאֱמֶת
Baroukh Ata Ado-naï Elo-hénou Melekh HaOlam, Dayan HaEmet
« Béni es-Tu, Hachem, notre Dieu, Roi du monde, Juge de la vérité. »
Choulkhan Aroukh, Ora'h Haïm 222:1 · Choulkhan Aroukh, Ora'h Haïm 223:2 · Kitsour Ganzfried 194 · Yalkout Yossef, Aveilout 9
La kéri'a
La kéri'a, ou kri'a, est le fait de déchirer son vêtement en signe de douleur.
La halakha est que les personnes présentes auprès du défunt au moment du décès pratiquent la kéri'a.
Même s'ils n'étaient pas présents au moment du décès, les proches tenus de porter le deuil déchirent leur vêtement : père, mère, fils, fille, frère, sœur ou conjoint.
De nos jours, la kéri'a des endeuillés est effectuée au cimetière, après l'inhumation, sous la conduite du rabbin.
Faire constater le décès
Si le décès survient à domicile, la première démarche est de faire venir un médecin. C'est lui qui constate le décès et établit le certificat de décès.
En milieu médicalisé, le certificat de décès est généralement délivré par l'établissement.
La famille doit signaler aux soignants ou aux encadrants qu'elle souhaite observer les rites funéraires juifs, afin d'éviter toute intervention non indispensable avant la toilette rituelle.
La dignité du défunt
Une fois le certificat de décès établi, on veille à ce que la personne repose dignement : jambes étendues, bras le long du corps, bouche et yeux fermés.
Si ce n'est pas déjà le cas, une personne de confiance, un soignant ou un professionnel pourra faire les manipulations nécessaires.
Le défunt doit ensuite être couvert, de la tête aux pieds, à l'aide d'un drap.
Une personne au moins doit rester auprès du défunt. Il ne doit pas rester seul.
On pourra lire ou faire lire des Téhilim auprès de lui. Les proches tenus de porter le deuil, qui sont désormais soumis aux règles de la aninout, en sont dispensés.
Ces attentions expriment le respect dû au défunt, le kevod ha-met.
Yalkout Yossef, Aveilout 8 — shemira · Kitsour Ganzfried 194
Avant le deuil, la aninout
Jusqu'à l'inhumation, les proches qui seront tenus de porter le deuil après l'enterrement ont le statut de onenim. Ils sont soumis aux règles de la aninout.
En tant qu'onenim, ils sont dispensés de tous les commandements positifs du judaïsme, c'est-à-dire de l'obligation d'accomplir une action prescrite, comme la prière, les bénédictions, etc.
Pour en savoir plus, consultez la page consacrée aux règles de la aninout et du deuil.
Nous pouvons vous aider
À chaque étape, y compris en région, Dayan HaEmet peut accompagner la famille : organisation de la veillée auprès du défunt (shemira), premiers contacts avec les pompes funèbres, toilette rituelle et accompagnement rabbinique.
Cas particulier : Chabbat
S'il y a le moindre espoir que la personne soit encore en vie, on appellera immédiatement les secours et tout autre intervenant compétent. Nous avons l'obligation de transgresser Chabbat si l'on peut sauver une vie.
Mais si le décès est confirmé pendant Chabbat, on évitera de prendre contact avec les pompes funèbres ou d'entreprendre les démarches liées aux obsèques.
On évitera également, autant que possible, d'annoncer la triste nouvelle aux personnes qui respectent Chabbat.
Choulkhan Aroukh, Ora'h Haïm 328 · Choulkhan Aroukh, Ora'h Haïm 311 · Choulkhan Aroukh, Ora'h Haïm 307:1 · Choulkhan Aroukh, Yoré Déa 402:12 · Yalkout Yossef, Aveilout 8
